
Les Cueillettes:
Septembre pointe son nez « mouillé » et je me rends compte que je n’ai pas fait un seul article de tout l’été, même à mon retour des cueillettes nomades début juillet. Pourtant je ne manquais ni de matière, ni d’enthousiasme pour relater la joie de traverser les forêts fraiches de cet été incroyablement humide, la « verdeure » générale laissant apparaitre des plantes plus généreuses et nombreuses que les années précédentes…une année exceptionnelle qui sera vraisemblablement suivie d’années plus sèches, plus chaudes et donc moins abondantes. Cerise sur le gâteau, le temps capricieux apportait encore moins de « touristes », me laissant encore plus le champs libre pour cueillir en toute tranquillité.
J »aurais pu relaté les rivières débordantes, les racines d’Angélique et de Grande Bardane nombreuses et surtout « extrayables » comme jamais grâce à l’humidité des sols, ça ne sortait pas tout seul mais les efforts à la pioche étaient récompensés… Ces deux plantes me sont tellement « nécessaires ». Raconter la rencontre vivifiante avec Simone, 92 ans vivant seule et heureuse dans l’ancienne ferme familiale devenue « impasse » fleurie au bout d’un chemin se faisant de plus en plus forestier par l’abandon des cultures, roublarde, elle affichait un massif d’hortensia fait de toutes les nuances de couleurs grâce à des multiples pots peu visibles.
J’ai vu Bugarach vert, observé des cerfs immenses croquant les feuilles de Frênes debout sur leurs patte arrières dans l’Aubrac, j’ai pris des douches « gelées » sous des résurgences ariègeoises, créant des petites cascades le long de la paroi:

L’année de l’eau évidemment, les eaux sacrées qui m’attirent magnétiquement ces dernières années, surtout à travers les rivières « inaccessibles » de montagnes ou les criques andalouses où seules les chèvres sauvages passent…ça ne pouvait pas être autre chose qu’une année de nettoyage et de purification, de larmes salvatrices et de grands changements.
La Bascule:

Tout était déjà là, mentalement prêt comme quand on accepte une chose « en théorie ».
Puis est venu le branchement sur le cœur et la théorie a pu devenir, pratique, déploiement fluide.
Une semaine autour d’un transmetteur « éclairé » et de l’un de ses pères spirituels, nous étions 12 le long d’une rivière sacrée et de ses arbres-gardiens. En toute simplicité et naturellement, sans forcer, une douce diffusion de cœur à cœur nous a tous relié profondément au Vivant.
Depuis tout à une saveur et une couleur différente, je suis enfin connecté « spirituellement » au canal que je recherchais, tout est plus clair et déparasité du non-nécessaire, des histoires du passé et les cicatrices se sont refermées à jamais.
Mes cueillettes, mes préparations et ma présence ont changé.
La suite:

Je fais une « mise à jour » ou plutôt une « une mise en lumière » de beaucoup de choses mais à son rythme… Je suis bien en place, aligné, mes principales « plantes-alliées » me sont connues et en croissance, je cultive les liens avec les esprits de la nature et le divin au quotidien. Je serai, cet Automne, présent à Courzieu et je tacherai de me rendre encore plus disponible à servir ceux qui me solliciteront avec des remèdes revivifiés.
j’ai initié le prix libre pour tout ce que je propose et je suis reste ouvert à toutes les suggestions qui permettent de faire avancer la cause de la vie, les soins par les plantes et la diffusion des savoirs végétaux et de leur articulation avec les soins plus « conventionnels ».
je me sens, aussi, plus à même de participer à des conférences et autres initiatives moins confidentielles qu’à mes anciennes habitudes.
Que l’année de l’eau continue.

