Eaux Sacrées, Divines Alliées.

Comme notre Ame vient de la Lumière et y retournera, comme notre corps vient de la Terre et y retournera, nous sommes fait d’Eau, la Grande magicienne de notre planète bleue.

Cet allié primordial a mis du temps à émerger à ma conscience, trop élémentaire, abstrait et courant pour seller un compagnonnage aux contours fermes…mais voilà elle est insaisissable, parfois invisible et toujours présente à la fois par son importante proportion dans toute la matière vivante. Même la science est bien incapable d’expliquer toutes ses formes, ses propriétés et ses pouvoirs extraordinaires de mémoires, de soins.

Après un moment de retour de pluies salutaires faisant suite à des chaleurs intenses, de manque d’Eau il me paraissait juste de rendre hommage à cette trame hydrique qui me guide, m’enseigne et me soigne.

Je vis aussi, à travers une une rencontre amoureuse incroyable et bouleversante, une ouverture à d’autres plans, à d’autres synchronicités et à un grand « dévoilement ». Il s’avère que cette FéeAme est traversée par les génies doux et régénérateurs des Eaux divines, de l’Aubépines et de toute une farandole d’Alliées qu’elle me partage.

La génèse:

Les lieux les plus vibrants croisés lors de mes pérégrinations ces derniers années avaient tous en commun, une Mer, une rivière ou une simple source comme axe de rotation, comme un cœur qui pulse le sang qui irrigue aux confins de tous les interstices du corps, les Eaux vivent nourrissent et épurent la Terre et tous les Etres qui y rentrent en contact.

J’ai particulièrement exploré les rivières « cachées » par des pentes tellement abruptes qu’elles accueillent des Forets primaires quasi inviolées où j’ai vécu d’intenses rencontres avec les Etres de la Nature. La redécouverte de la Mer Méditerranée au Cœur de l’Hiver depuis quelques années m’a permis d’y vivre des qualités d’expériences sensibles avec l’Eau comme avec le cosmos qui la surplombe et le Minéral qui l’entoure.

Les Eaux sont tellement puissantes qu’elles peuvent même nous être préjudiciable par le déséquilibre qu’elle provoque quand on vit ou dort au-dessus ou trop près de sources, eaux souterraines ou encore vallons trop humides pour nous.

J’ai eu aussi la fabuleuse opportunité, en plus de mes périples solitaires, de venir plusieurs fois sur un Vallon Magique du Tarn où des rassemblements spirituels sur un Lieu sacré traversé par une rivière, m’ont ouvert le cœur à la beauté et à la force de célébrer le Vivant, Ensemble et en Joie.

Tout cela fait que je chemine maintenant, ou que je sois, avec ces Eaux Divines, elles sont une Alliée inviolable que j’explore pleinement pour moi et pour mettre en pratique au services des personnes qui pourraient avoir besoin de l’aide des Eaux.

Eaux Matières:

Substance qui est une des rares à prendre toutes les formes imaginables( glace, Neige, brouillard, Larmes….) avec des structures et des fonctions qui font bandes à part dans les « règles » du Vivant, elle est l’essence de la Vie sur Terre en constituant les 3/4 du poids de nos corps, encore plus des végétaux, elle est le vortex de communication que se soit dans les échanges internes que ceux entre l’extérieures et le dedans. Elle EST avec la Lumière du Soleil la condition de toutes les formes de Vie sur Terre.

Si essentiel qu’on l’oublie, la traitre comme le reste, marchandise, ou ressources précieuses et qu’elle revient sur le devant des préoccupations quand elle manque ou nous inondent et fait trembler toutes les fondations de nos civilisations. Les astrophysiciens ne cherchent-ils pas d’abord l’Eau pour nous vendre une planète habitable à l’autre bout de la Galaxie? D’en haut la planète est bleue dont la surface est surtout constitué d’eaux salées dont nos ancêtres sont sortis pour vivre sur Terre en emportant le règne aquatique avec eux sous peine de disparaitre.

En plus de notre nécessité de la boire, de nous laver avec les cultures humaines ont développé un rapport étroit autour des Bains, des douches et des eaux thermales pour aller mieux, se soigner et rééquilibrer des états morbides. En variant sur sa composition, sa température et sa puissance ou localisation l’Eau donne l’impression qu’elle peut tout et son contraire. Les premières communautés européennes du renouveau à la Terre, à notre essence première comme celle de Monte Verità au début du XXème siècle, se passaient en bord de Lac près de lieux de cure. La Vie « naturiste » ne peut se passer d’aucuns des 5 éléments primordiaux, L’Eau étant le deuxième après la Terre.

Eaux Vibrations:

A travers l’essentiel de nos interactions terrestres et humaines, l’Eau fait souvent office d’intermédiaire, de lien entre toutes les formes du Vivant. Comme Herboriste, les principales modalités des « Remèdes » s’appuient sur le substrat hydrique, infusions et macérats de bourgeons comme les alcoolatures se diffusent et se transmettent par l’Eau. On a tous en tête les travaux de Masaru Emoto qui démontrent la capacité de cette « matière » d’imprimer, de transmettre toute information et de voir des différences structurelles à travers ses clichés photographiques selon le degré fréquentiel des ces informations ( Amour, colère, etc.). Ce qui ramène aux recherches de Benveniste sur la « Mémoire de l’Eau » ou de l’Homéopathie qui fait le pari de soigner sans traces de quelconques « principes actifs ».

La science et la pensée matérialiste ont bien du mal a validé ces évidences qui ne passe pas que par la raison et qui se démontrent difficilement par les protocoles de laboratoire. Je pense à ces personnes qui dénigrent encore les méridiens de Médecine Traditionnelle Chinoise parce qu’ils ne sont pas retrouvables « physiquement » dans le corps. Ou comme un aveuglement vis à vis de pratiques datant de plus de 3000 ans et surtout une surdité à la somme vertigineuse de témoignages de soulagements, de guérisons. Le champs du Vibratoire se vit aussi et surtout par le Cœur, comme le tant méprisé « effet placebo » qui est un véritable Allié comme l’est le pouvoir de l’Intention et qui représente l’efficacité symbolique que décrivent les sociologues, les anthropologues à travers tout rapport de soin qu’il soit de nature magique pharmacologique. Un Art de la relation, comme l’Eau.

La vie et mes recherchent n’ont fait que me rapprocher de cette pulsation originelle, par étapes, de manière pas toujours agréable. Un peu comme l’équilibre rompue peut amener l’Eau sous sa forme de grêle ou d’inondations à détruire, à se représenter comme un flé(eau) ( qu’est-ce que que j’aime le langage des oiseaux…). Mais qui comme le Feu, la Terre et Vent ont aussi cette fonction de destruction purificatrice et régénératrice qui fait partie du mouvement même de la Vie, depuis toujours, bien avant les profanations et les dérèglements engendrés par l’activité humaine. D’ailleurs cette fonction « nettoyante » et régénérante est une des bases d’une approche de Santé par les Plantes, je travaille avec cet axiome si universel, notamment avec les cures d’intersaison et la Gemmothérapie dont c’est l’Action principale.

L’efficience de ces mouvements sera aussi bien lié à la matière ( qualité de l’Eau, fraicheur des plantes, etc.…) qu’à la part vibratoire ( conscience et présence pendant la cueillette, les diverse transformations, écoute et ouverture du Cœur aux demandeurs de remèdes, etc.). Cela me rappelle le témoignage d’une distilleuse d’Huiles essentielles sur l’élaboration d’une huile de Romarin sur une même parcelle, une partie récoltée mécaniquement par des professionnels extérieurs et une autre fait par ses soins et sa tribu, manuellement, attentivement. Le profil olfactif des deux préparations était très diffèrent, l’odeur ne trompe pas.

Lac Titicaca, Mer de toutes les Mers

Eaux Spirituelles et gardien(ne)s des Eaux:

Les rituels et les pratiques religieuses autour de l’Eau ne manquent pas et nous rappellent notre origine aquatique, nous naissons bien avant la sortie de la matrice maternelle où nous sommes restés bien au chaud dans ces Eaux amiotiques aussi nourricières que protectrices comme l’est le premier Eléments, la Terre. Que ce soit les Baptêmes, les limpiezas ou les corps laissés au Ganges il s’agit de s’en remettre à ce « Sang » terrestre qui nous unie entre nous comme au Sacré. Une des rencontres les plus déterminantes de ces dernières années s’est fait à travers un vallon magique où officie un vibrant gardien issu d’une longue lignée initiatique que l’on pourrait qualifié de Christo-Druidique. Tous les matins, après son levé, il commence par « donner » du pain à la Rivière, honorant quotidiennement cette Eau qui irradie tout ce gai vallon. Il transmet comme on le fait depuis toujours dans les sociétés encore « non-séparées » du reste du Vivant par imprégnation, en faisant, en honorant dans un silence si doux, si humble.

Comme on peut tous l’expérimenter en s’installant près des Eaux vives, dans notre immobilité méditative face au plus changeant des Eléments, nous finissons par devenir Eau nous-même. le bruit si « calmement » bruyant des cascades comme des vagues permet de se glisser dans l’écrin préservé de Dame Nature, Refuge visuel et sonore aux fracas du monde sociétal, pressé et conquérant. Je retourne régulièrement aux bords de rivages qui me sont devenus familiers, dans des interstices préservés du trop plein d’activités humaines. Mes arrivées me procurent la Joie de retrouver des Etres aimés et je constate que ces lieux changent sans changer. ils évoluent à un autre rythme et comme toute relation qui dure ils m’offrent à ressentir de nouvelles choses, à me présenter de nouveaux trésors en résonance avec ce que j’amène, à ma capacité à accueillir.

en tout cas pour moi ces Lieux chargés de présences Divines sont pour moi comme des Temples, des sanctuaires propices à monter en fréquences et d’avoir accès au monde sensible. Le fait d’y aller moins encombré, plus épuré et de vivre et dormir dehors me prédispose à vivre toutes ces Beautés. Même si L’élan premier est toujours d’aller cueillir des Plantes médicinales de haute qualité, tout cela s’imbrique dans un mode de Vie qui m’élève et me semble participer pleinement à une véritable initiation spirituelle où chaque journée est jalonnée de cadeaux et autres révélations en tout genre. Cette année j’étais accompagné à distance par un Amour naissant qui rendait toutes ces expériences encore plus magiques et où les guidances et autres synchronicités se sont multipliés: les rencontres avec les Cerfs, découvertes de nouveaux lieux de cueillettes, de couchages et de nouvelles rencontres végétales.

Puis cette évidence qui s’affirme que je suis , comme nous tous, Gardien passager de ces veines d’Eaux et des bouts de Forets sous les sommets qui les entourent, j’en suis si amoureux que chemin faisant je me rapproche du Lieu qui m’accueillera pour en être un Gardien plus « permanent. Je ressens une gratitude infinie pour chaque moment de reliance avec tous ces Etres.

L’Aubépine, Mère Divine

Approche:

L’Aubépine, je la fréquentais depuis quelques années mais je ne la connaissais pas vraiment, je l’aimais un comme tous les Arbres qui habillent les haies des champs et leur vitalité particulière, celle des bordures lumineuses et denses à la fois. Il y a eu plusieurs rencontres avec de vieilles « Epine Blanche » (pluri?)centenaires lors de mes pérégrinations de ces dernières années, j’y ai ressenti d’abord comme la « Lignée maternelle », nos grand-mères et toutes ces femmes avant. Une mémoire très lointaine qui vibre d’une Force tranquille, un espace de paix et de sécurité, entre fleurs blanches aux anthères roses et épines acérées.

l’Aubépine comme une fine vieille dame peut se vouter dans le temps, elle croît lentement, elle parait plus jeune mais les Lichens, les vieux Guis et surtout son « Ambiance » nous fait deviner son vénérable âge. J’employais assez peu ses fleurs et redoutais dans les mélanges que son odeur forte dérange… Je n’avais pas pris le temps de faire connaissance, j’avais certains préjugés même si je savais son excellente et lointaine réputation d’être une des meilleures Plantes du Cœur, sans aucun risque d’usage, La « Valériane du Cœur » comme il se disait qui réduisait la tension artérielle, régulait le rythme et calmait. Il y avait déjà beaucoup d’éléments pour s’ y intéresser plus profondément… Une Plante pour nous guider sur le chemin du Cœur à travers la terre-Mère qui s’incarne tellement bien en Elle.

Rencontres:

La très vieille Aubépine aux allures de sorcières m’avait fait forte impression, elle se trouvait dans un hameau abandonné de l’Aubrac où flottait une ambiance féérique générale, tout les bâtiments tenaient debout et un probable entretien des chemins donnait une Vie sans habitants visibles mais avec plein de présences.

Puis ces deux dernières années j’ai prêté plus attention à un champ en « reconquête » pré forestière où je passe beaucoup de temps au Printemps pour cueillir les merveilles des prés abandonnés où prospèrent donc tous ces arbustes pionniers comme les Prunelliers, les Rosiers sauvages et autres Aubépines. Tous ces arbres se présentent alors sous forme coloniaire, donc nombreux et de petites tailles et préparent l’arriver des Arbres dit plus « définitifs » en général plus grands. Je passe beaucoup de temps dans ce champs notamment lors de la cueillette des bourgeons d’Aubépine, ils sont particulièrement petits et invitent donc à la patience et aux pauses, moments propices à la contemplation, à l’imprégnation. J’adore ce champs, c’est un véritable labyrinthe par toutes ces touffes d’Arbres épineux et l’invisibilité qu’il me procure, comme une douce forteresse.

Nous voilà au cœur de la magie de l’Aubépine, une protection toute maternelle, la patience de sa croissance et l’union qui fait la Force d’un Arbre que je ne vois jamais malade. Son association avec le Rosier est parfaite, elles ont beaucoup en commun dans cette énergie féminine qui part de la Terre pour rejoindre l’espace céleste.

Révélations:

Lorsque l’Aubépine fleurit, un autre niveau de rencontre est à l’œuvre. Cette année c’était particulièrement progressif au sein d’un même champs il y avait des décalages de 10/15 jours! Ce qui nous ramène à une autre distinction de cette émanation de la Terre-Mère: son hybridation de plusieurs espèces fertiles comme peut le faire le grand Chêne par exemple. Elle explose de diversité et sa blancheur immaculée l’a depuis des temps immémoriaux rapprochée des cultes de la Vierge Marie, véritable Pachamama « chrétienne » dans ses attributs de pureté, de fécondité et de protection. A la fin de la floraison on ne voit qu’elle dans les haies et parait soupoudrée de Neige. Cette année je me suis posé plus souvent à ses pieds et m’a régulièrement « suggéré » certaines personnes que je suivais, essentiellement des femmes. Elle évoquait la purification émotionnelles, le calme et l’acceptation de sa part divine, sacrée.

Des moments de grandes émotions, c’est une des rares cueillettes que j’ai partagé avec une Amie qui en est une forme d’incarnation. Elle m’est devenu une autre Plante Allié ou Plante Compagne et encore une fois je sens que ce n’est que le début d’une coopération et d’enseignements qui dépendront que de moi, de ma façon à m’ouvrir au sacré et d’abandonner mes vielles peaux. L’Aubépine parle vraiment d’Amour, ce n’est pas La Plante du cœur des anciens pour rien… dans la matière comme dans le vibratoire, elle nous aide à aimer ce qui est et donc à nous ouvrir au Pardon. Je commence à l’incorporer dans plusieurs mélanges de tisane et les retours sont très positifs.

J’ai la chance d’avoir au dessus de chez moi une vielle Aubépine vraiment courbée par le temps, par son exposition et aussi par la chute récente d’un grand Tilleul. Cet hiver en constatant la situation je suis venu scié la partie du Tilleul qui écrasait l’Aubépine et j’ai ressenti comme un grand soulagement mutuel… j’ai hâte que les nuits se réchauffent pour aller dormir et rêver sous sa longue voute blanche qui m’attend déjà. Continuer à tisser ensemble ce lien invisible avec cette grande guérisseuse et pouvoir le partager dans la matière avec toutes et tous, toujours au service du Vivant.

Retour d’Andalousie, Retour aux 5 éléments:

1- L’appel:

L’Hiver est trop long pour ceux qui marchent pieds nus et dorment sous les arbres.

l’Hiver est bon à ses débuts, quand il nous permet de nous rapprocher du Feu et de nous raconter des « autres » histoires, de nous reposer de l’activité estival pour mettre en gestation ce qui viendra avec le Printemps. Puis les Hivers se suivent et se ressemblent où l’on ne voit ni le soleil essentiel, ni la Neige magicienne… Alors survient l’Appel, un bruit lointain de ressac qui balaie les cailloux, une odeur de maquis résineux où les fleurs et les Abeilles jamais ne disparaissent et où les rares gouttes d’eau se convertissent si vite en brin d’herbes. L’Appel vient des Pays où le Soleil brille en Janvier autant qu’il brule en Juillet et où les habitants se déplacent plus lentement, comme rattraper par la torpeur à venir, ils vivent dehors même en ville. L’Appel nous rappelle que nous sommes filles et fils de la Terre-Mère et que nous dépérissons loin de son Sein, le fin vernis « glossy » des apparences de la modernité ne peut le cacher trop longtemps.

2- Le voyage:

En un éclair me voilà en partance pour retrouver ma famille cosmique, assis étroitement entre couloir et fenêtre, les maisons, pylônes et autres bretelles d’autoroute défilent à vitesse de Bus. L’air ahuri et rêveur je mesure maladroitement mon privilège de mon « évasion », je suis entouré de visages fatigués par les migrations, les précarités et la solitude des écrans portables. Le bus longue distance ne coute pas grand chose, 24 heures pour parcourir 1700 km paraissent une éternité dans un monde de vitesse et de marchandises. Je pense à nos ancêtres qui auraient mis des semaines et toutes leurs économies pour un tel voyage avec tous les risques d’une telle aventure, privilège encore. Je me rends compte que partir c’est aussi salutaire pour retrouver les Autres « moi », ceux qui s’expriment dans d’autres langues avec des histoires différentes et l’étincelle nomade qui ranime toutes mes envies, toutes les rencontres exotiques comme banales. Les gares routières sordides se mesurent à l’état de leurs toilettes, je fais souvent un saut du coté de celles des dames toujours mieux traitées. Une floppée d’arrêts permettent de sentir la distance qui se fait sentir, plus charnelle et palpable que la violente efficacité des Avions et de leurs glaçants terminaux. J’aime sentir la route du déplacement puis la congédier dès qu’elle ne m’est plus nécessaire. J’ai fin d’éléments, alors à peine débarquer, je reglisse dans un bus local pour retrouver mes Parents, ceux de toujours, ceux d’avant et d’après notre passage terrestre.

3- l’arrivée :

La cerise sur le gâteau du déplacement est de partir et d’arriver sur ses deux pieds, son humble maison sur le dos. Pour cela il est souvent nécessaire et même souhaitable de faire un peu d’auto-stop. On y sent l’ambiance, le temps qui s’écoule mollement quand il n’y pas de voitures et l’espace qui se déploie à l’horizon du retour aux sources. Je me rappelle des chemins et j’essaye de ralentir pour savourer le retour et d’y saluer les vénérables arbres que j’ai déjà fréquenté, deux années de suite d’une façon différente avec mon « feu » fourgon jaune. Tout est vert en bord de Mer, peu d’essences caduques et beaucoup de résistants à tous les excès de sel et chaleurs, à tous les manques d’eau et de repos. Je devine les yeux fermé que la plage repliée entre deux avancées rocheuses ne m’attend pas mais m’accueillera simplement avec tout l’Amour des lieux préservés du trop de nous, les Humains conquérants. Il ne s’agit pas de faire profil bas mais de vivre le fracas des vagues qui rabattent les cailloux comme une sonate paisible, tout se fait naturellement, plein de Soleil et de Mouettes. La vie n’attend pas, alors on salue et remercie et je file m’insérer entre les vagues fraiches pour le premier bain comme un baptême. c’est comme ça que j’arrive en Andalousie en embrassant tous les éléments que je ne quitterai plus. Les chèvres sauvages s’habitueront bientôt à ma présence temporaire.

4- La plage et le romarin :

Les premières nuits sont fraiches au petit matin mais me voilà à ma place, bien blotti contre les Quatre éléments je me recharge pour faire émerger le cinquième en moi, l’essence divine que nous portons tous et qui se déploie quand les voiles et les obstacles de nos conditionnements se dissolvent dans la présence. Juste être là sur cette modeste plage et quelques réserves de graines et de fruits, l’abondance s’impose humblement, simplement par tous ces sons de vagues et de vents, par le cocktail de fleurs du maquis et des oiseaux sans repos, par la roche rouge sous mes pieds et mes doigts…. l’abondance est ivresse lente comme quand certains jours je me pose sur des promontoires en bord de falaises et que finalement un groupe de dauphins se décident à se montrer et que la hauteur permette de faire durer ces rencontres magiques.

5- Gero et le palace de pierres :

Les synchronicités positives s’activent quand on se cale sur la résonance de ce qui est. Il est connu que par ici, des étranges rêveurs et autres hippies de grands chemins viennent hiverner et vivre plus facilement un certain dénuement. Un après-midi où j’avais entrepris un aller-retour fugace vers la station balnéaire locale pour ramener quelques aliments pour les prochains jours, je fis une rencontre aussi improbable que déterminante. Les courses, après seulement quelques jours au bord de cette Mer, me parurent plus surréaliste et anormale comme si je sortais de 6 mois de forêts profondes: la promiscuité de la ville intranquille, les marchandises quasi mortes alignées dans le cercueil de plastique et ce brouhaha de circulation qui ne s’arrêtent que la nuit. Mais je souriais à tout et à tous avant de presser le retour.

Du haut de la falaise, j’entendais l’entrechoquement des gros pierres et des galets. Un homme à moitié nu semblait s’affairer à les empiler, les ordonner selon ses connaissances. Il était de dos, un petit point très « animé » en bas et pourtant je savais qu’il me voyait et m’attendait.

Puis je fis la rencontre de cet être lumineux, allemand ne parlant qu’allemand j’ai pu expérimenter les progrès de L’I.A. pour traduire… mais avant cela ce petit homme vêtu de presque rien irradiait pas sa vitalité alors qu’il avait près de 70 ans, il avait les deux signes de la sagesse: le rire spontané et authentique, une lumière pénétrante dans le regard qui fondent une présence si ancrée et bonne. Cet homme ne mange, ne dort et ne boit quasiment plus depuis plusieurs décades, vit de lumière et d’air et ne possède qu’un véhicule et une poignée d’affaires. Passionné de pierres il vit de guidance en escalade et d’aménagement de jardins.

Il revenait tous les matins et repartait tous les soirs avec son sac de rien du tout, construisant un palace de pierres que je m’appropriais la nuit, me sentant si honoré de vivre dans ce palais de pierres et de pouvoir « fréquenter » un tel concepteur.

6- Al Andalouz et ses leçons:

L’Andalousie est magnétique depuis toujours, quand on marche dans les rues anciennes de Grenade ou le long de l’Alhambra on est perdu dans la beauté de l’Art arabo-andalou, comme une des rares tentatives en Europe de faire le pont entre Nature et Culture, monde animiste et monothéisme où l’architecture délicate et radieuse s’insère parfaitement dans l’art des jardins et des fontaines. Je passe toujours par Grenade après les rivages et avant le voyage retour, il y a comme une continuité avec la magie du littorale brute et à la fois une rupture par le retour à l’urbain et son monde agité et orphelin du Sacré. Mais il y flotte une sensibilité accrue à l’invisible, surtout la nuit autour de l’Alhambra, on sent une Histoire apaisée et tolérante en contemplant une magnifique porte musulmane richement décoré avec une humble Vierge Marie à l’enfant incorporée naturellement par ceux qui ont suivi et qui n’ont pas osé détruire une telle œuvre. Je n’y reste pas plus de deux nuits pour me préserver la Magie de l’érosion urbaine qui ramène de la séparation, de la précipitation et du manque d’égard mais je trouve cette ville hors du temps et de l’espace, je me crois parfois au Maroc ou à Cuzco….

7- Retours, Du minéral au Végétal :

Revenir pour les premières secousses du printemps est ce que je préfère, j’ai l’impression de le serrer un peu contre moi et de le ramener du Sud de l’Espagne. C’est comme une rampe de lancement printanier, le soleil est même un peu revenu.

les primevères reviennent, les premiers bourgeons arrivent et je peux commencer à cueillir de nouveau, mode de vie plutôt que pratique, mes cueillettes se font d’une façon de plus en plus « unifiées » sous le plus beau signe du retour de la lumière: la pluie d’or des chatons de noisetiers.

Merci, Mille fois Merci pour tout et à toutes les formes de vie que j’ai pu croisé.

Le Gui, La plante qui vient du Ciel.

Elle ne fait rien comme les autres:

Avant que l’Hiver ne s’épuise et passe le relais au printemps, il fallait que je parle du Gui ( Viscum Album) , aussi sacré qu’énigmatique, dont j’ai fait un peu plus connaissance cette année.

Plante cosmique par excellence, elle ne pousse par sur le sol, c’est une Plante-Oiseau:

Une multitude d’oiseaux aux ailes spiralées… C’est une plante dite hémiparasite( Cad qu’elle se sert de la seve brute de son hote mais fait sa propre photosynthese pour tout élaborer de son propre chef) qui déjà lui procure un statut « à part » dans le monde végétale mais la liste de ses originalités, voire d’inversions est longue:

  • Son hémiparasitisme relatif qui s’installe par suçoirs sur des arbres-hôtes bien déterminés mais a ses préférer( Pommiers, Aubépines, Peupliers, ect..) lui donne une indépendance vis-à-vis du sol( liberté géotropique) .
  • Elle reste toujours verte, voire même jaunissante sur les parties les plus exposées au soleil, ses feuilles ne tombent pas l’Hiver. Il en reste une forte symbolique liée à l’immortalité associée à ces plantes qui ne perdent par leurs feuilles( Romarin, conifères, Lierre…)
  • Fleurit et Fructifie l’Hiver avec des feuilles adultes identiques aux feuilles « primitives »( cotylédons).
  • Pousse selon une architecture bien à elle, d’abord en deux dimensions symétrique puis se crée une troisième évoquant ces boules que l’on repère de loin qui ne dépendent pas de l’orientation solaire( liberté héliotropique) .
Sur les Peupliers Noirs on est surpris d’une telle colonie céleste et inatteignable.

Plante Sacrée Partout et de Toujours:

On peut mesurer que tous ces attributs hors-normes ont pu contribuer à la fascination et à la sacralisation tout au long de l’Histoire:

Commençons par parler des images des plus connues avec les Druides gaulois décrites par les romains après la conquête de la Gaule, notamment par Pline où il raconte l’importance de sa récolte sur un Chêne avec une serpe d’or, le tout mis sur un drap blanc pour qu’il ne touche surtout pas le sol. La symbolique de la pureté que l’on peut rapprocher de sa seule partie non verte, ses fausses baies d’un blanc laiteux et visqueux de nature quasi séminale. Le Gui jouait surement d’une grande réputation dans tout le monde Celte, la cueillette devait se faire autour de Samhain ( Toussaint) ou du Solstice d’Hiver.

Aujourd’hui encore, il y a une vraie tradition chrétienne autour Du Gui et du Houx au moment de Noël et de la nouvelle année avec même une filière économique ancrée. On s’embrasse sous Le Gui comme porte-bonheur régénérant, et toujours il ne doit pas toucher le sol. Il est intéressant aussi de voir à travers le couple Houx/Gui, la dualité masculin/féminin, le Houx étant plutôt solaire et associé à la foudre et le Gui à la Lune, la guérison et la purification.

Chez les Anciens grecs et les Vikings, on retrouve des mythes liés au Gui à sa fonction d’immortalité, de renaissance. J’imagine qu’en poussant les recherche plus « locales » on peut retrouver tout un tas de pratiques magiques, médicinales et d’autres croyances autour de cette plante cosmique.

L’aspect Médicinal et plus encore:

Si tout au long de l’Histoire de l’Humanité il n’est pas toujours simple de démêler le Mythe, le Rituel et les Preuves Médicales, la tradition de phytothérapie européenne de ces derniers siècles a laissé beaucoup de traces de ses usages, de son efficacité et d’une certaine toxicité qui en a toujours fait une Plante délicate à manier. les recherches médicales de ces dernières décennies ont trouvé à travers la Viscotoxine, principe actif extrait de du Gui, une solution anticancéreuse utilisée en chimiothérapie. Ce qui fait échos à l’intuition de Rudolph Steiner, père de l’Anthroposophie, qui voyait dans vision ésotérique du Gui une capacité à « enkyster les tumeurs ». En alcoolature ou infusion le Gui a beaucoup été utilisé comme hypotenseur, anticholestérol et même antihémorragique dans la tuberculose qui faisait rage ces derniers siècles. On peut trouver actuellement de l’alcoolature dans le commerce faite à base de plante entière, les fausses baies blanches en étant exclus pour leurs hautes teneurs en Lectine, même si en manger quelque unes ne pose pas de problème( j’ai moi-même essayé) .

La Gemmothérapie utilise les jeunes pousses pour les mêmes indications en y ajoutant une action sur la sphère uro-génitale et ostéoarticulaire. J’ai peu d’expérience en la matière vu que j’ai réalisé l’Alcoolature et Le Macérât de bourgeons pour la première fois cette année.

Macérât de jeunes pousses et Alcoolature de tiges et feuilles.

Plante entre Ciel et Terre:

deux « bébés » Gui

Les Hivers comme les années se suivent et ne ressemblent pas. Cet Hiver j’ai cueilli pour la première fois du Gui sur des Aubépines et des Pommiers sur lesquels je ramasse les bourgeons au Printemps et j’y ai ressenti beaucoup d’émotion. D’abord le couple Gui/Aubépine et Gui/Pommier ne présentaient pas la même « énergie » mais il y avait dans les deux cas une alliance qui faisait sens, très puissante et féminine ce qui corrobore bien avec la tradition druidique qui accorde une grande importance aux Gui et à ces arbres. En plus, comme avec la découverte du Lierre l’Hiver dernier, je sens vraiment que le Gui redonne vie à son Arbre-hôte pendant cette période de repos végétatif et qu’il le complète, le sublime en le transformant. On est loin du « parasitisme » à l’œuvre dans sa description biologique même je ne doute pas qu’il peut fatiguer l’arbre s’il est présent en trop grande quantité. Il semblerait qu’il pourrait soigner, extraire des « impuretés » à son Arbre-Hôte comme ses propriétés anticancéreuses semblent le démontrer. En tout cas, pour moi c’est une belle rencontre qui ne fait que débuter… J’imagine utiliser les remèdes qui m’ont été offerts d’une façon très faiblement dosée, vibratoire et douce. Le Gui à travers son hybridation avec l’Aubépine et le Pommier m’inspire une force purificatrice et Mariale que j’aimerais partager.

Semences recrachée par des oiseaux qui permettent la dissémination.

Conseils d’utilisations des tisanes, des macérats de bourgeons et autres préparations végétales.

Photo de Brett Sayles sur Pexels.com

Les infusions:

Selon les traditions, les types de plantes ou encore l’effet recherché ou simplement les goûts de chacun l’infusion peut prendre de multiples formes. Beaucoup de productrices de plantes médicinales conseillent d’atteindre seulement le frémissement de l’eau plutôt que le point d’ébullition, dans les traditions nord-amérindiennes on laisse souvent les plantes plusieurs heures dans une eau chaudes ou même les laisser dans une froide, une macération à froid.

D’une manière générale selon la technique, les éléments et autres principes actifs présents dans l’eau ne seront pas les mêmes selon les modes de préparation, donc on peut toujours imaginer que selon les plantes on puisse apporter de légères modifications mais d’une manière générale je conseille et je pratique la méthode d’infusion de la tradition herboriste européenne la plus communément admise:

  • la/les plantes sèches ou fraiches sont directement mise dans une casserole inox avec de l’eau froide( eau si elle n’est pas issue d’une source qu’il faudra mieux filtrer cela reste l’ingrédient principale de l’infusion comme de la plupart des formes de vie et notre propre organisme), on conseille généralement pour un usage médicinale une cuillère à soupe par tasse mais l’on peut largement diminuer ce ratio selon les plantes et leur qualité.
  • On couvre bien d’un couvercle et l’on met le tout sur le feu, une fois atteint l’ébullition ou légèrement avant on arrête le feu et on laisse infuser toujours à couvert une dizaine de minutes( si l’on met des semences comme le Fenouil, l’Anis ou des racines de Réglisse par exemple on peut les mettre préalablement en poudre ou faire une décoction) .
  • On filtre le tout et l’on peut mettre dans une bouteille thermo si l’on fait plusieurs tasses que l’on veut boire plus tard encore chaudes( en effet en « cure » on boit 3 /4 tasses par jour et réchauffer une tisane froide est toujours moins appréciable que se soit pour le goût ou la qualité de l’infusion) .
  • Ne pas hésiter à mieler, citronner, surtout les tisanes d’hiver, cela potentialise la « force » de la tisane pour combattre les refroidissements et les infections. On peut le faire ainsi pour n’importe quel autre type de tisane surtout celles qui sont amères ou « désagréables » à votre palais d’une manière plus générale.

D’ailleurs l' »Art » de la tisane et des mélanges nous amène régulièrement à mettre certaines plantes dites « édulcorantes » pour couvrir ou du moins rendre plus agréable certains mélanges. Pour cela on utilise souvent la Menthe, la Verveine Odorante ou encore la Mélisse, la Sureau ou la Réglisse. Les plantes trop « amères » ou quasi imbuvables devront être prises sous une autre forme( La Gentiane Jaune en alcoolature par exemple). Surtout sur une « cure » de 10 jour à 3 semaines il me semble essentiel que vous preniez un minimum de plaisir à boire votre infusion. L’infusion et sa préparation constitue un véritable rituel à part entière et peut être vraiment l’occasion de prendre soin de soi à travers cette « lenteur » et de nouer des liens, des trames avec les plantes que vous buvez. On peut ajouter que pour toutes celles et ceux qui n’ont pas trop de temps, le Thermo permet de faire une « seule » grande tisane ou décoction pour les 24 heures suivantes, cela permet de la préparer la veille au soir aussi si besoin.

Les décoctions:

Le principe est presque le même que dans le déroulé de l’infusion sauf que là on ne va pas arrêter le feu à l’apparition de l’ébullition, on va seulement le baisser pour que le contenu de la casserole continue à frémir plus que bouillir pendant 5/10 minutes sous son couvercle( à la gazinière le feu est presque au minimum, le risque d’un feu trop puissant avec gros bouillon est que même avec le couvercle, cela va beaucoup s’évaporer et littéralement cuire la préparation, ce qui n’est pas vraiment souhaitable…).

Après, comme pour l’infusion, on va laisser infuser une dizaine de minutes le feu éteint et le couvercle bien en place. La décoction est idéale pour les parties plus « ligneuses » des plantes comme les racines, l’écorce ou encore les semences. Moins délicate et subtile que l’infusion elle permet d’extraire d’autres éléments plus « profonds » et puissants et agit donc avec plus de force. L’Automne et le Printemps avec ses cures d’intersaison est propice à faire des décoction comme avec les racines de Pissenlit ou de Bardane, l’aubier de Tilleul.

Dans les 10 minutes d’infusion de la décoction rien n’empêche et même bien au contraire de rajouter des feuilles ou fleurs pour réaliser une décoction/infusion, ce qui est encore super pratique pour rendre plus « aimable » une décoction un peu trop forte ou amère. les plantes rajoutées peuvent compléter le mélange pour potentialiser l’action de la décoction ou lui apporter de la douceur( fleurs de Sureau et/ou feuilles d’Ortie sur une tisane dépurative).

Les macérats de bourgeons, Gemmothérapie:

En général on continue à faire comme les pères fondateurs, de 5 à 15 gouttes par jour réparties en 3 prises, plutôt à jeun, on général on y pense avant de manger… directement sous la langue en essayant de le garder un peu( et savourer…), me semble le plus approprié que dans de l’eau mais c’est aussi possible, surtout pour les personnes qui ne supportent pas l’alcool. On sent bien, en effet, les 25% environ d’alcool qui sont contrebalancés par le miel( ou glycérine végétale pour la plupart des macérats) et restitue le gout brut du bourgeon. Je préfère les expériences les plus directes possible mais il faut s’adapter à chacun, pour les enfants on peut par exemple laisser les gouttes quelques minutes dans une eau chaude pour faire évaporer l’Alcool.

La tradition veut qu’une cure d’un mois soit 3 semaines de prise quotidienne suivies d’une semaine de pause pour que le corps assimile et apprenne à s’adapter, personnellement dans certaines formes d’épuisement ou de forts dérèglements je ne conseille pas toujours de pause. Les mélanges sont possibles pour créer des synergie et impacter plusieurs « axes » thérapeutiques , ils sont parfois appelés complexes ce qui me laisse perplexe et je préfère éviter ce genre de formulation qui me parait limitante et je parle de « mélange »( l’unitaire qui s’oppose au pluriel d’accord, mais le simple au complexe ou le simple au divers?). Ceci n’enlève en rien la diversité et la richesse des centaines d’éléments et autres « principes actifs » présents dans le mélange même quand un seul bourgeon est présent.

Il y a autant de possibilités que d’arbres, je ne mets rarement plus de 3 bourgeons par mélanges, pour les « draineurs vrais » je privilégie l’unité par flacon, d’autres aiment faire des programme sur des mois avec un macérât par mois, pratique inventée par Stéphane Boistard et qui permet d’avoir affaire, à vivre qu’avec un seul arbre à chaque fois. Les personnes peuvent « vibrer » avec tel arbre et avoir de beaux résultats alors que les propriétés reconnus du macérât ne paraissaient pas toujours coïncider avec la problématique évoquée, c’est ce qui se passe avec un arbre-compagnon, nous avons aussi des Totems végétaux en plus des animaux. Pour découvrir la Gemmo sans nécessairement vouloir répondre à un symptôme ou un problème, n’hésitez pas à essayer un bourgeon d’un arbre qui « vous parle » particulièrement et fournissez-vous chez un producteur artisanal évidemment!! Il y en a de plus en plus, pour ce qui est des labos les plus connus je vous les déconseille à part Alphagem et Herbiolys qui travaille vraiment bien, qui respecte le vivant et restitue toutes les qualités d’un bourgeon frais. Le must étant, quand même, d’aller faire votre propre macérât auprès de vos arbres favoris, ils seront honorés et vous sortirez « transformé(e) » d’une telle joyeuse expérience.

Il y a tant de choses magnifiques et vibrantes que j’éprouve avec la Gemmothérapie:

  • Toutes les dimensions sont concernées par l’action des bourgeons( qui sont essentiellement faits de sève brute, donc d’eau « dynamisée » et d’autres molécules plus élaborées l’accompagnant comme des minéraux, des phytohormones, etc… ) la matière, l’énergétique et le vibratoire fortement préservés par une cueillette artisanale avec immersion immédiate des bourgeons dans son macérât .
  • La quantité presque « illimitée » des principaux bourgeons qui viennent d’arbres présents naturellement et en grande quantité, j’ai pu mesuré sur certains arbres comme un Figuier par exemple, l’impact quasi invisible d’une cueillette « importante » d’un même arbre. Il faut savoir qu’il y a aussi des bourgeons dit secondaires qui peuvent remplacer les pertes des bourgeons principaux par les aléas météorologiques ou la pression importante de certains animaux gros consommateurs( coucou les Chevreuils sans prédateurs naturels ou les ramasseurs trop « gourmands »…).
  • La cueillette essentiellement locale, à nos portes se trouvent des arbres prêts à nous offrir un peu de leur renouveau annuel, je fais presque tous mes macérats dans un rayon de quelques kilomètres sans prendre de voiture.
  • Nul besoin d’emmener trop de matériel à part des bocaux préremplis d’un mélange d’Alcool et de Miel, on cueille avec les doigts, sans panier ni sac, et surtout pas d’empressement pour rentrer faire sécher au plus vite les plantes.
  • C’est une cueillette particulièrement « lumineuse » qui invite à prendre son temps et à multiplier les temps et les actes relationnels avec le vivant: contemplation, respiration, simple présence en fait….offrandes, prières et visites toute l’année entretiennent ce lien précieux, un peu comme les « proches » que nous n’allons pas voir uniquement quand nous avons besoin d’un service.

Je pourrais disserter des heures sur mon amour des arbres et de cette cueillettes magiques des bourgeons qui a vraiment une tonalité « vibratoire » différente des cueillettes des autres parties moins primitives des plantes et arbres( feuilles, fleurs et racines, etc…)

Aubépine déjà en « jeunes pousses », immortalisé par l’Ami François Clouard, bourgeons.net

Les Alcoolatures:

L’Alcool par sa grande stabilité et sa grande capacité d’extraire la majorité des éléments quand il est associé à l’eau nous permet de tous nous réconcilier avec cette molécule, l’éthanol, responsable du meilleur comme du pire… Il faut bien reconnaitre que sa qualité d’élaboration ainsi que son pourcentage d’Alcool a une importance primordiale sur le résultat. Les forts taux d’Alcool( entre 65% et 95%) permettent vraiment de restituer plus pleinement les partie fraiches des plantes( de la racine aux fleurs en passant par les feuilles), cela se vérifie par l’expérience, la couleur des alcoolatures et tout simplement par le fait que les plantes fraiches étant majoritairement constituées d’eau il faut aller vers un alcool plus fort pour « tirer » le contenue de la plante vers le liquide. Après faut-il mieux travailler avec un bon Cognac de raisin en Biodynamie à 40% fait par un vigneron expérimenté et généreux comme celui que j’utilise pour les bourgeons ou un Alcool d’Andorre ou d’Italie à 96% fait avec des déchets agricoles de l’agro-industrie par des distillations tout aussi industrielles… je vous laisse faire vos expériences mais je suis certain que l’on peut aussi tout faire avec ce que l’on a, ce que l’on trouve et ce que l’on peut se payer.

Certains herboristes préféreront toujours la douceur du 40%, moi je reste fasciné par ma première expérience de teinture mère à 96% avec de la Mélisse du jardin où le vert incroyable des premières heures/jours n’a pas laissé place au « brunissement » marron dû aux tanins qui se note dans toutes les teintures à moins de 85%. Les feuilles de Mélisse après extraction qui n’étaient pas molles mais comme « crytallisées », solides après 2 semaines d’extraction avec les nervures visibles( on avait l’impression d’une sorte de cryogénisation). Selon le taux d’alcool j’imagine qu’on obtient des résultats différents et pas toujours « supérieurs » du coté du plus titré en alcool. La vérité échappe toujours à trop de simplification et à l’absence de nuances, beaucoup de facteurs sont à prendre en compte, expérimentez et comparez!

Pour ma part je suis de plus en plus attaché aux qualités vibratoires de toutes mes matières premières d’où mes préférences pour des alcools artisanaux de qualité et une mise en pot comme pour les bourgeons directement sur le site de cueillette. Je tiens à cette cohérence qui m’est « imposée » par mes guidances comme par le bon sens et je peux mesurer la qualité des alcoolatures qui s’améliore chaque année. Le plus important restant la Plante et la « fraicheur » de la préparation, depuis cette année j’essaye pour les parties qui ne sont pas à nettoyer de les mettre directement dans l’Alcool, sur place dès la cueillette comme pour la Gemmo mais avec une balance pour respecter les Ratios. Les racines je les ramasse souvent non loin d’une rivière ou d’un ruisseau où je peux les nettoyer pour ensuite les mettre directement sur place dans le bocal rempli d’Alcool. Frissons garantis…

De plus pour le dosage des Alcoolatures, là aussi beaucoup de diversité d’approche: Chez Cazin et Fournier, les grandes références en herboristerie française du 19 et milieu 20ème siècle, ça peut aller de quelques gouttes à coups de cuillère à café( 5ml donc 150 gouttes) voire plus, en général on travaille entre 10/15 gouttes à 50 gouttes par prise mais il peut avoir toute une variabilité liée à l’âge, le poids ou bien la sensibilité de la personne et surtout à la plante elle-même. Des « Herbalistes » américains, à l’approche douce très inspirée par l’homéopathie peuvent recommander de 1 à 3 gouttes par prise par exemple.

Pour les Teintures de plantes sèches on peut plus facilement se contenter d’Alcool « classique » à 40% qui amène d’excellents résultats la plante sèche ne possédant plus qu’une fraction réduite d’eau l’extraction d’un mélange plus ou moins égal Alcool/Eau fait sens.

Les Alcoolatures représentent un vrai outil thérapeutique intéressant et efficace, la littérature abonde dans ce sens et beaucoup de résultats positifs publiés par la science sont faits à base d’extraits hydroalcooliques comme l’alcoolature artisanale en fait partie, c’est stable et se garde très longtemps en perdant peu ou pas de ses qualités. De plus beaucoup de personnes semblent les privilégier comme la Gemmothérapie par le coté très pratique de mettre quelques gouttes dans l’eau partout, tout le temps en comparaison des tisanes infusées ou décoctées plus « contraignantes ».

La Valériane toute fraiche…

L’Automne, comme un second printemps.

Le changement ne ment pas, n’attend pas.

L’Automne m’a saisi cette année avec un peu d’avance… Tout s’annonçait intense et authentique après cet été de grande bascule, je savais que je devrais encore passé par des grands changements, des pertes et autres surprises des périodes de transition. Sur le retour des grandes cueillettes mon fourgon-séchoir a basculé d’un coup sur le flanc gauche et a tourné plusieurs fois sur la chaussée un peu mouillée d’une belle route de Haute-Loire, dimanche, fin d’après-midi. Je suis sorti aussi indemne qu’hagard, accident vécu au ralenti, ou plutôt sans gravité, assis au calme et protégé par l’habitacle, la ceinture et peut-être aussi l’ange.

Bruit de taule froissée et puis encore le calme, je sauve certaines teintures et l’essentiel des affaires de valeur, le fourgon est foutu et ma vie continue, j’ai perdu des milliers d’euros et senti toute la saveur d’une vie miraculée, renouvelée. Je devais passé à autre chose et voilà c’est bel et bien fait.

Photo de cottonbro studio sur Pexels.com

La roue tourne, du dehors, du dedans.

J’ai de la chance d’avoir mon vélo à assistance électrique, c’est lui mon véhicule du quotidien, et sa roue tourne comme celle de l’existence. Je poursuis sur l’élan de l’été, tout est bien et à sa place. J’évite de trop raconter l’événement qui m’y maintient et solidifie les émotions et pensées associées, la vie m’invite à perdre un outil important et à sentir le souffle du destin brisé qui m’a frôlé pour sentir le souffle de la vie à plein poumons. Je sens que toutes les nouvelles guidances sont justes: les prix libres, m’inviter aux salons et tout accueillir puisque tout est nécessaire et que surtout comme cueilleur-thérapeute je ne suis qu’un canal, je m’efface pour servir autre chose de plus lumineux et de plus grand, je veux être entièrement cet « instrument » de l’amour. Je m’attends à d’autres « leçons », j’en ai certainement besoin pour avancer sur cette voie.

Je sens bien que le « centre de gravité » a changé, mon mental à beau être toujours embouteillé, les intuitions se font plus justes et fréquentes et ma présence plus claire, je le sens particulièrement à l’écoute des autres où mes jugements rétrécissent. Une paix s’installe doucement et durablement.

Vivre l’Automne comme un second printemps.

La pluie est là et le retour de la végétation me rappelle l’élan printanier même si l’énergie déclinante montre les limites de la comparaison… les anglosaxons l’appelle fall, il y a bien pourtant un sourire dans ce spleen, une explosion de vie quand on y regarde bien: tous ces butineurs bruyants, tous ces fruits et noix à glaner et surtout cette belle herbe tendre que l’on voit pousser un peu partout sans parler des coïts de limaces ni du lierre en fleurs.

C’est un peu un printemps au ralenti, plus facile à savourer même si la plupart d’entre nous paraissent encore plus occupés, par la rentrée et ses nouveautés, ses bonnes résolutions aussi qui sont une belle porte d’entrée pour apprécier cette saison à sa juste valeur, à sa juste vitesse. En effet pas mal de personnes me sollicitent pour une cure d’intersaison, dépurative et revitalisante. De manière naturelle et traditionnelle elle se fait plutôt à base de racines en décoction qui ont souvent un effet vraiment salutaire sur l’énergie vitale qui peut se redéployer sans encombre après quelques jours qui peuvent être pas toujours simples avec son lot de maux de tête, de ventre et de fatigue.

Renouveler.

J’ai profité de la journée pour aller saluer la constellation de vieux et vénérables arbres au-dessus de chez moi, d’année en année je découvre de nouveaux arbres souvent d’un certain âge et d’une forte présence sans découvrir de nouveaux territoires, bien au contraire ils sont de plus en plus près de chez moi, ce qui est bien pratique, car comme toute relation la fréquence et le temps permet de rentrer plus dans la profondeur du lien. Je passais à coté sans les remarquer, ce qui nous arrive à tous et pour tout alors que le plus souvent nous cherchons les solutions à nos difficultés existentielles en allant toujours plus loin, plus « étranger » à notre quotidien…l’essentiel est en nous et le reste pas bien loin.

J’aime passer du temps auprès de ces arbres, je leur apporte des offrandes et me permet ainsi de leur prélever un peu d’eux, j’ai pu renouveler le lierre qui sillonne mon plafond, quelques glands et autre pour mon autel…je tisse ce lien et les cueillettes de leurs bourgeons ou d’autres parties utiles prennent une autre teneur, une autre vibration et les remède qui en résultent sont les fruits féconds de ces liens profonds.

L’Orange rougeoillant de l’été n’a pas encore vraiment commencé, profitons.

J’en profite aussi pour rendre hommage à mon feu-fourgon, car mine de rien, plus qu’un outil, il m’accompagnait et me logeait dans beaucoup de mes aventures sauvages et je m’étais quelque peu attaché, je l’avais investi autant financièrement qu’affectivement … le sur lendemain de l’accident, une fois vraiment rentré chez moi après une nuit dans la cabine fraiche et l’aller-retour pour ramener toutes mes affaires, je lui avais fait une petite veillée funèbre sur mon autel, ça m’a un peu aidé à dépasser la perte.

RIP mon ducato jaune Laposte.

Cueillette Eté 2024, l’année de l’EAU ou ma Grande Bascule:

Les Cueillettes:

Septembre pointe son nez « mouillé » et je me rends compte que je n’ai pas fait un seul article de tout l’été, même à mon retour des cueillettes nomades début juillet. Pourtant je ne manquais ni de matière, ni d’enthousiasme pour relater la joie de traverser les forêts fraiches de cet été incroyablement humide, la « verdeure » générale laissant apparaitre des plantes plus généreuses et nombreuses que les années précédentes…une année exceptionnelle qui sera vraisemblablement suivie d’années plus sèches, plus chaudes et donc moins abondantes. Cerise sur le gâteau, le temps capricieux apportait encore moins de « touristes », me laissant encore plus le champs libre pour cueillir en toute tranquillité.

J »aurais pu relaté les rivières débordantes, les racines d’Angélique et de Grande Bardane nombreuses et surtout « extrayables » comme jamais grâce à l’humidité des sols, ça ne sortait pas tout seul mais les efforts à la pioche étaient récompensés… Ces deux plantes me sont tellement « nécessaires ». Raconter la rencontre vivifiante avec Simone, 92 ans vivant seule et heureuse dans l’ancienne ferme familiale devenue « impasse » fleurie au bout d’un chemin se faisant de plus en plus forestier par l’abandon des cultures, roublarde, elle affichait un massif d’hortensia fait de toutes les nuances de couleurs grâce à des multiples pots peu visibles.

J’ai vu Bugarach vert, observé des cerfs immenses croquant les feuilles de Frênes debout sur leurs patte arrières dans l’Aubrac, j’ai pris des douches « gelées » sous des résurgences ariègeoises, créant des petites cascades le long de la paroi:

L’année de l’eau évidemment, les eaux sacrées qui m’attirent magnétiquement ces dernières années, surtout à travers les rivières « inaccessibles » de montagnes ou les criques andalouses où seules les chèvres sauvages passent…ça ne pouvait pas être autre chose qu’une année de nettoyage et de purification, de larmes salvatrices et de grands changements.

La Bascule:

Tout était déjà là, mentalement prêt comme quand on accepte une chose « en théorie ».

Puis est venu le branchement sur le cœur et la théorie a pu devenir, pratique, déploiement fluide.

Une semaine autour d’un transmetteur « éclairé » et de l’un de ses pères spirituels, nous étions 12 le long d’une rivière sacrée et de ses arbres-gardiens. En toute simplicité et naturellement, sans forcer, une douce diffusion de cœur à cœur nous a tous relié profondément au Vivant.

Depuis tout à une saveur et une couleur différente, je suis enfin connecté « spirituellement » au canal que je recherchais, tout est plus clair et déparasité du non-nécessaire, des histoires du passé et les cicatrices se sont refermées à jamais.

Mes cueillettes, mes préparations et ma présence ont changé.

La suite:

Je fais une « mise à jour » ou plutôt une « une mise en lumière » de beaucoup de choses mais à son rythme… Je suis bien en place, aligné, mes principales « plantes-alliées » me sont connues et en croissance, je cultive les liens avec les esprits de la nature et le divin au quotidien. Je serai, cet Automne, présent à Courzieu et je tacherai de me rendre encore plus disponible à servir ceux qui me solliciteront avec des remèdes revivifiés.

j’ai initié le prix libre pour tout ce que je propose et je suis reste ouvert à toutes les suggestions qui permettent de faire avancer la cause de la vie, les soins par les plantes et la diffusion des savoirs végétaux et de leur articulation avec les soins plus « conventionnels ».

je me sens, aussi, plus à même de participer à des conférences et autres initiatives moins confidentielles qu’à mes anciennes habitudes.

Que l’année de l’eau continue.

La Valériane( Valeriana officinalis) , reine du lâcher-prise….

Cette année, c’est son année… ce qui tombe plutôt bien, en plus de sa grande beauté elle rend de fiers services dans tout un tas de situations. En effet l’éternel printemps pluvieux que nous vivons a permis à la Valériane d’apparaitre dans tous les endroits qu’elle affectionne, bord de rivières, de fossés et autres chemins où fraicheur reste le maitre mot. Vous n’avez pas pu la rater, dressée et fière de de ses fleurs enivrantes blanches ou au rose discret et subtil.

Je viens de prendre la route des cueillettes d’été, je me trouve dans les Hautes-Corbières et je la retrouve encore, je ne l’avais pas encore vu par ici, il y a deux semaines dans la Drôme elles s’appropriaient déjà les bords de route frais et ombragés.

Cette vivace, comme beaucoup d’autres, est capable de rester en dormance pas mal d’années pour réapparaitre quand les conditions s’y prêtent et là c’est un festival, il en sort beaucoup grâce à ses stolons( tiges souterraines, comme la fraise) que l’on différencie facilement des racines par leur blancheur et l’absence leur odeur caractéristique…ça peut créer une jolie constellation de racine:

En plus d’être nombreuses, elles peuvent atteindre les 2 mètres de hauteur avec de larges tiges creuses, je ne vois pas trop de butineurs la côtoyer mais je surprends souvent des papillons « sirotant » à une de ses fleurs . Je tenais à partager ce que je commence à percevoir de son profil parce qu’elle est assez polyvalente et on ne peut pas la réduire à un « Valium végétal » ou d’autres considérations d’une vison médicale moléculaire et réductionniste. Certes, je la donne beaucoup pour « détendre », sa force, sa qualité première et donc dans les situations de stress, d’insomnie….Elle détend, assurément, mais encore plus associée avec d’autres plantes « calmantes » comme l’Eschscholtzia ou la mélisse, nous parlons toujours de ses racines et plutôt sous forme d’alcoolature.

Son nom vient de Valer en latin, qui veut dire qui donne de la force. Elle était aussi utilisée pour renforcer le cœur autrefois et était ramassé comme fleur de la Saint-Jean aux cotés du millepertuis et de l’achillée, elle a gardé sa réputation de plante de protection, de magie blanche. Autrefois, elle était beaucoup utilisée contre l’épilepsie et certains antiépileptiques modernes sont issus de la synthèse des certains de ses éléments qui agissent sur des neurotransmetteurs qui ont tendance à ralentir l’influx nerveux( système GABA).

Elle a sa place dans beaucoup de situations où on ne penserait pas à elle en première intention comme dans les douleurs musculaires ou ostéotendineuses, là encore elle détend en profondeur. Dans beaucoup de troubles intestinaux qui ont explosé ces dernières années( crown, intestin irritable, etc.) elle permet un soulagement des douleurs et des spasmes également. Je la prépare en complexe avec certain bourgeons comme le figuier ou le tilleul qui permet une réponse plus synergique dans toutes les situations où l’anxiété est présente, c’est dire comme la Valériane peut s’inviter dans beaucoup de cas. Elle est douce, typée par son odeur et peut parfois avoir des effets contraires( paradoxaux) si elle est prise à trop haute dose ou chez des personnes extrêmement sensibles rendre un peu trop somnolent. Je conseille de monter progressivement le dosage dans le doute mais elle « agit » toujours, c’est une grande plante médicinale à large spectre et d’usage sûr.

Elle peut-être une compagne ponctuelle mais se montre plus efficace après une période d’acclimatation( deux semaines environ) comme le Millepertuis avec qui elle s’entend parfaitement, elle aussi restore le moral. Son association avec la mélisse est aussi très intéressante quand le versant « anxieux » est plus présent que le versant « triste » et d’autant plus si des spasmes digestifs sont associés ou lors de la ménopause.

Pour la cueillir, d’avril à juin au cours d’un printemps arrosé, histoire de voir et de reconnaitre ses jeunes feuilles et que toute son incroyable Energie n’est pas encore été consommée dans la création de sa grande structure et de ses divines fleurs…

PS: Nous sommes tous sensés être des adultes « responsables ». Je ne suis ni médecin, ni pharmacien, en cas de doute consultez-les.

Cueillir, mais de quoi parle-t-on exactement?

Quand on me demande ce que je fais dans la vie, je suis parfois « perturbé » par l’enchainement des idées et autres « arborescences » qui me traversent l’esprit; pourtant dans le monde entrepreneuriale on insiste sur la qualité et la clarté de son « Pitch » afin de conquérir le cœur ( et le porte-monnaie accessoirement) du client….mais les choses ne sont pas si simples quand on mène des activités hybrides et singulières et avant tout je me sens « cueilleur », cueilleur de plantes, de présence et d’ambiance comme de déchets rejetés dans la nature. Quelque part tout se cueille, mais la question est plutôt comment et pour quoi je cueille?

On a peut-être aussi perdu la saine habitude de définir les « termes » et les mots que se soit pour débattre ou juste se présenter, esquisser des rapports au monde. l’idée de cet article m’est venue d’une rencontre courte et fortuite avec un cueilleur professionnel en pleine agglomération, en bord de bitume qui « arrachaient » des jeunes pousses de Tilleul( il parlait de bourgeons…) pour les mettre dans un sot noir « agricole ». Il n’a pas voulu me dire pour quels laboratoires il pratiquait cette « cueillette » et je n’ai pas l’habitude de décrire mes pratiques en négatif ou en comparaison/critique à tendance aigrie mais je suis forcé de constater que ce genre d’expérience m’interroge profondément et me conforte dans mon approche sensible et douce du vivant et sur la qualité( au delà des témoignages directes de celles et ceux qui utilisent mes préparations) de ce que je conçois en cocréation avec le monde végétal.

Il faut admettre que les difficultés de rentabilité pousse à ramasser beaucoup, vite et sans trop de présence, un peu comme aux vendanges… il faut voir les cueilleurs de Lavande sauvage ou de romarin pour la fabrication d’huile essentielles à l’œuvre, entendre les professionnels du secteur employer à longueur de phrases les mots « produits », « producteurs » pour que le malaise, le décalage pointent leur nez.

Non définitivement je ne produis rien, je suis là au bon moment, au bon endroit dans un état d’esprit me permettant de tisser des liens simples avec des entités végétales, je leur prends certainement plus que je leur donne, d’où la nécessité « diplomatique » de faire le « mieux » possible, le plus juste je dirais.

Rendons hommage au bourgeon de Tilleul!

Cueillir n’est pas acte isolé mais un continuum « présentiel »:

Je parle souvent des trois temps:

  • accueillir: Quand j’arrive sur un beau lieu de cueillette je me comporte comme un « invité » respectueux, je contemple le site et j’y fais des « offrandes » de pain, de sel ou de fleurs pour les esprits de la nature et de l’arbre et de la plante en particulier. Pour les bourgeons j’affectionne de faire une partie de la cueillette auprès d’un arbre « vénérable » souvent plus vieux, plus imposant que la plupart de ses congénères.
  • cueillir: A proprement parler, en silence souvent, en chantant parfois des louanges à la plante aussi mais en prenant le plus de distance possible avec le monde mental et humain. je cueille doucement, sans précipitation « prédatrice » qui vient assez naturellement quand on doit cueillir une certaine quantité( de plus certains bourgeons ou plantes sont « minuscules » et demandent beaucoup de patience et de temps).
  • recueillir(se): Un joli et simple moment, une fois le devoir accompli, de se « poser » un peu, remercier et savourer ce temps de partage, rester aussi un temps sous l’arbre qui nous a tant donné et quand chante un ruisseau c’est encore plus agréable.
Tilleul « vénérable ».

Cueillir pour entretenir des liens, les échanges et revenir à la « source »:

Le fait d’être « devenu  » cueilleur dans la continuité de ma profession de soignant m’a plongé dans la réalité des « interrelations » entre nous humains, entre nous et les autres êtres vivants, de nouveaux maillages se sont formés, aussi complexes que chargés d’espoir et de bonnes nouvelles. Naturellement il y a quelques années quand j’ai commencé à passer des journées immergé entre prés et forêts j’ai senti rapidement des changements psycho-émotionnels profonds et durables comme par exemple la détente que cela me procurait surtout en forêt et le ralentissement du déroulé du temps, l’apprentissage de la contemplation pour « rien » et le début de ressentis « relationnels » avec les arbres, les rivières et les animaux sauvages que j’avais la chance de croiser. La corrélation avec les joies que j’éprouvais enfant déjà quand je déambulais dans les bois et surtout quand je grimpais aux arbres me parait assez évidente. Dans le développement « émotionnel  » on parle beaucoup de cette reconnexion à notre « enfant intérieur » si salutaire pour beaucoup dans la reprise du gout à la vie, divaguer dans le vivant et recommuniquer avec des êtres « non humains » est au cœur même de cet art de vivre. Ramener des éléments du monde vivant dans la continuité d’une longue et riche histoire de la phytothérapie m’a permis de concilier soin, nature et autonomie. Je peux maintenant transmettre ce savoir à portée de main pour élaborer des remèdes simples et les faire circuler à travers ma profession de thérapeute.

Cueillir est donc un nouveau pas vers le soin et vers de nouveaux types d’enseignements: En passant de plus en plus de temps au cœur du vivant dans une attitude d’accueil, je ressens de nouveaux types de « communication », surtout auprès de certains « grands arbres » que je fréquente depuis plusieurs années, auprès desquels je me pose régulièrement et où je dépose offrandes et mots doux. Je ressens un amour vraiment profond et réciproque avec eux et ils me donnent des « informations » pour mieux accompagner les personnes que je suis, ils m’invitent à venir à eux avec ces même personnes parfois. Il est compliqué de trouver les mots quand on approche le très « sensible » mais je suis persuadé que l’émergence de cette « nouvelle terre » que beaucoup de sages évoquent en ce moment passe par ces expériences « spirituelles » et qu’il me faut les partager, pas par les mots, mais par l’accompagnement.

Cueillir vient de Colligere en latin, qui au-delà de ramasser semblaient aussi signifier rassembler, réunir. Dans la droite ligne de ce dont nous avons besoin aujourd’hui dans un mode qui promeut plutôt la division, la confusion et l’individualisme et aime faire le focus sur nos différences plutôt que sur ce qui nous unie. La cueillette de plantes comestibles( champignons inclus) et médicinales a toujours été pratiquée par toutes les cultures depuis la nuit des temps, elle est tolérée de manière ambulante sans nécessité de posséder le terrain alors que tout ramassage hors chemin est considéré « juridiquement » comme du vol, ne nous en privons pas, les plantes sauvages ont des valeurs nutritives bien supérieures à celles cultivées et peuvent être délicieuses. Notre avenir se joue aussi là, dans notre capacité à les reconnaitre et à savoir les utiliser, viendra surement un temps où ces savoirs pratiques nous sauveront.

Pour les belles photos, à part les deux arbres, c’est toujours l’ami François Clouard, à la manoeilvre.

https://francoisclouard.myportfolio.com/bourgeons

Mes Préparations Et Autres Solutions Végétales Artisanales:

Préambule:

Toutes mes préparations sont disponibles seules mais je privilégie de les fournir avec un minimum de conseils et au mieux avec un accompagnement encore plus personnalisé. Toutes ces préparations sont issues du vivant, sur des sites non contaminés et cueillies à « cœur ouvert » comme toutes les transformations qui suivent. Elles me sont donc fort « précieuses » et pourtant j’avais pris la décision de les vendre à prix libres, des guidances claires et précises avaient insisté pour que je fasse ce choix peu courant. Depuis je continue de prodiguer mes conseils à prix libre ou gratuits s’ils sont accompagné de vente(s) de préparations mais j’ai décidé de fixer des prix très accessibles en regard de ce que je propose.

Je suis de plus en plus présent sur des salons et marchés des Monts-du-Lyonnais et de la région lyonnaise qui devient mon modèle économique principal.

Ma mission est bien de prendre soin des êtres vivants avec ce que je sais faire, ce que sais être. Je me concentre sur cette féconde et noble tâche qui m’a été donnée et il n’y pas de plus beau privilège que de contribuer à l’amélioration de la vie des autres.

La Gemmothérapie:

J’ai de plus en plus confiance en cette préparation aussi simple qu’efficace, elle agit parfois lentement mais toujours en profondeur, elle modifie le terrain en impactant dans les trois dimensions( matériel, énergétique et vibratoire) :

le « Tout » étant de cueillir les bourgeons au bon moment( juste avant son « explosion » encore gorgé de sève…) sur des arbres préservés.

Instants magiques du temps suspendu, clarté de l’esprit pour cueillir avec le cœur et fraîcheur intacte du bourgeon directement immergé sur place dans son macérât final: mélange de Cognac bio et de miel d’acacia bio.

liste complète ou presque:

Amandier  Aubépine     Bouleau verruqueux  Cassis Châtaignier   Charme   Chêne    Cornouiller sanguin    Eglantier    Figuier    Framboisier   Frêne   Genévrier   Hêtre      Lila   Noisetier      Noyer       Olivier     Pommier  Poirier  Olivier  Romarin    Ronce    Sureau      Tilleul      Troène    Vigne    Vigne vierge  Viorne Lantane

Je développe des mélange de trois bourgeons pour faciliter les synergie sur un format accessible.

Ostéoarticulaire Urinaire Métabolique Ménopause Allergie Vitalité Zen etc…

Les flacons de 30ml sont tous vendus 15 euros comme l’ensemble de ma gamme et prestations d’accompagnement, des mélanges personnalisés sont possibles.

Les Teintures Mères ou Alcoolatures:

Faites elles aussi avec un Cognac bio de grande qualité, elles restituent toutes les propriétés des plantes fraiches dont elles sont issues. Généralement préparées juste après la cueillette, voire sur le site même, elles peuvent être consommées dans un peu d’eau dans des doses 2 à 3 inférieures à celles du commerce.

Une quarantaine de plantes sauvages sont disponibles ainsi que quelques unes issues de mon jardin comme la Sauge officinale, la Mélisse ou la Grande Aunée.

Format général de 100 ml, minimum nécessaire pour la plupart des cures.

Prix très abordable de 15 euros également.

Les plantes sèches pour infusion/décoction:

Comme beaucoup j’ai commencé naturellement par ramasser quelques « simples » pour me faire des tisanes « maison », ainsi j’ai pu commencé à expérimenter l’art des mélanges personnalisés. Depuis entre le séchoir artisanal de mon domicile et celui du fourgon-séchoir quand je pars en montagne, j’ai agrandi l’éventail des espèces de plantes que je cueille et que je sèche à la température la plus basse possible.

L’action des tisanes avec des plantes de qualité, quand elles sont correctement dosées et sur une cure de 10 à 20 jours, est tout simplement stupéfiante…. Je propose des mélanges personnalisés pour toutes les situations et j’aime tout particulièrement les mélanges « dépuratif » du Printemps et de l’Automne qui « débloquent » tant de problématiques.

Pour les tarifs, 6 euros les 40/50 grammes, 10 euros les 80 grammes.

Les Baumes et Huiles:

Pour l’instant je propose trois baumes différents:

  • Un « baume au corps » pour les douleurs musculaires, articulaires à base de camphre, de menthol et de multiples huiles essentielles bio( Eucalyptus citronné, Gaulthérie, Romarin, Laurier noble, Basilic sacré et Immortelle). 27% du poids total fait d’ H.E.   35 grammes. 15euros.
  • Un « baume respiratoire » basé sur une recette type baume du tigre blanc, version bio sans paraffine et très puissant, plus de 50% d’huiles essentielles du poids total. 35 grammes. 15 euros.
  • Un « baume aux Coups » pour les bleus, les brulures et piqures d’insectes et pour la cicatrisation de petites plaies à base de Karité et de Macérât huileux de racine de Consoude avec 3% d’huiles essentielles dont de l’Immortelle. 35 grammes. 10 euros.         

Je prépare également de huile de Millepertuis et d’Arnica.

Bien sûr, il s’agit d’une liste non exhaustive parmi toutes mes propositions.

Au-delà de mes conseils et de mes accompagnements chez moi ou par Visio, je peux vous envoyer ces préparations par courrier, les frais de port étant à votre charge.

Pour plus de renseignements( j’ai beaucoup de choix) et pour commander c’est toujours:

francois.lhotellier@gmail.com  0617400354

vous pouvez aussi passer chez moi à Courzieu(69)

Le Fourgon-séchoir lors d’une cueillette quelque part dans les Pyrénées
Rocher à offrandes le long de la rivière après un magnifique moment de cueillette d’Angélique